Invités avec insistance à faire connaître leurs dates de vacances afin que puisse être organisée à la crèche, la période estivale, les parents se sont manifestés auprès de leurs employeurs respectifs afin de fixer (ou de voir fixer) leurs congés d’été. Ils ont ensuite transmis cette information à la crèche (juillet pour certains, début août, fin août pour d’autres au gré des possibilités internes, des perspectives de départ…).
Vous imaginez donc leur surprise lorsque quelques jours plus tard, on les informait que la crèche serait fermée du 1er au 16 août 2009 ! (Surprise plus que désagréable pour ceux qui venaient d’obtenir, à leur demande des congés en juillet par exemple….)
Cela pose deux problèmes:
1) celui de la concertation avec les usagers. On ne peut parler de démocratie de proximité et prendre de la sorte des décisions unilatérales, faisant fi des besoins des parents. Tout dans cette affaire a été fait à l’envers.
2) celui de la garde des enfants proprement dit . Les parents ne se sont pas vu proposer de solutions alternatives. On leur a simplement indiqué qu’ils pouvaient prendre contact avec le relais d’assistantes maternelles, ou avec la crèche familiale, sans s’assurer que ces structures soient en capacité de leur proposer une solution satisfaisante.. Les parents qui ont pris contact avec la crèche familiale ont eu la surprise de constater que le personnel de cette structure n’était même pas au courant de la situation. Et pour qui connaît le parcours difficile pour trouver une assistante maternelle qui ait les disponibilités en adéquation avec ses besoins, malgré le travail de qualité opéré au RAM grâce à la responsable Mme Renaud, mais aussi le nombre de démarches à faire, on imagine la difficulté qui sera celle des parents pour recourir à cette solution pour une durée de 15 jours.
Les années précédentes, en cas de fermeture de la crèche collective, des places étaient proposées à la halte garderie de l’île aux mômes, ce qui ne sera pas possible cette année.
Les parents usagers de la crèche collective se retrouvent donc sans solution satisfaisante. Pourtant la garde des enfants mérite une organisation qui ne passe pas par des bricolages, tant parce que nos enfants ont besoin d’un accueil qui privilégie leur épanouissement, qui passe aussi par une régularité, et des repères fixes, que parce que les parents ont besoin de pouvoir être pleinement assurés du bien être de leurs enfants pour pouvoir aller travailler tranquillement.
Au-delà, cela pose donc la question de la politique de notre commune en matière de garde d’enfants. On sait pertinemment que lorsque les systèmes de garde ne sont pas efficaces, sûrs, pertinents, ce sont les mères qui restent à la maison. On peut regretter que la société assigne encore aux seules mères cette tâche, mais c’est ainsi, et il faut donc en tenir compte.
Comment dans ces conditions faire autant de bruit autour de la signature de la Charte Européenne pour l'égalité des femmes et des hommes dans la vie locale et dans les semaines qui suivent prendre une décision aussi contraire à ce qu’elle suppose, implique, exige ?
Nous vous avions dit, Monsieur le Maire lors de la signature de cette charte que nous nous en réjouissions, mais que nous nous montrerions extrêmement vigilants quant à la réalité de sa mise en œuvre. Il n’aura pas fallu longtemps pour que les mots soient suivis d’actes contraires. Et s’il n’est question que d’affichage, s’il ne s’agit que de se gargariser de mots quant on parle de ville équitable, nous ne nous en contenterons pas.
Monsieur le Maire, nous souhaiterions donc savoir quelles solutions concrètes seront proposées aux parents des enfants inscrits à la crèche collective.
Plus largement, un tel incident à l’aube de quelques modifications substantielles concernant nos structures destinées à la petite enfance (Anaïs et Thibault, multi accueil, 1,2,3 soleil…), nous incite à une extrême vigilance quant à la politique qui sera mise en œuvre en la matière ?
Ayant par ailleurs entendu parler du passage à une alimentation par produits Blédichef pour des enfants vis à vis desquels cette alimentation, outre son caractère industriel, n’est manifestement plus adaptée au regard de leur âge, notre attention sera portée tant sur les capacités d’accueil, que sur les amplitudes, mais aussi les conditions de prise en charge.
Nous souhaiterions donc savoir quelles sont les orientations réelles que la municipalité entend mettre en œuvre quant aux modalités de garde pour la petite enfance.