Carole Canette, Conseillère Municipale. Conseil Municipal du 25 mai 2009
Monsieur le Maire,
Lors du dernier Conseil Municipal, nous avons posé une question orale concernant la fermeture, pendant une quinzaine de jours, de la crèche collective au cours de la période estivale.
Précisons à ce stade que c'est une première, contrairement à ce qui a été dit, car s'il est arrivé que les locaux soient fermés, les enfants continuaient à être accueillis par le personnel, dans d'autres locaux. Précisons également que cette décision n'est conforme :
- ni au contrat qui a été signé avec les parents, qui prévoit les modalités de réservation sur la période estivale
- ni au règlement intérieur qui précise les jours de fermeture :
- une semaine entre Noël et le premier de l'an
- les jours fériés
- deux jours fin août pour préparer la rentrée
On peut s'étonner en conséquence qu'une décision, contraire à un règlement intérieur voté par le Conseil Municipal puisse être prise sans sollicitation de cette assemblée.
Rappelons aussi que les parents se sont vus remettre en février une note sur les jours de fermeture prévus ( sans qu'il ne soit question d'une fermeture de 15 jours en été) et un planning de réservation pour la période juillet août. Il leur a été demandé quelles seraient leurs périodes de congés, ils ont donc fait les demandes nécessaires auprès de leurs employeurs respectifs. Il leur a ensuite été signifié que la crèche serait fermée deux semaines en août . Certains parents avaient obtenu leurs congés en juillet...et se retrouvent donc sans solution de garde pour leurs enfants pendant la fermeture.
Rappelons enfin que, contrairement à ce qui a été affirmé, aucune solution alternative ne leur a été proposée puisque, même s'il a été dit (et écrit) que l'on avait proposé :
- de prendre contact avec la crèche familiale
- de recourir à une assistante maternelle
Or, d'une part il s'avère que la crèche familiale ne peut accueillir, en l'état, les enfants (une seule place a été proposée).
D'autre part, renvoyer les parents vers des assistantes maternelles, avec lesquels ils devront conclure un contrat de travail, procéder aux formalités d'embauche signifie ni plus ni moins qu'on leur demande de se débrouiller elles-mêmes ( Le Relais Assistante Maternelle existe certes, et y est fait un travail précieux, mais son rôle n'est certainement pas de se substituer à celui des employeurs)...On pourrait aussi leur proposer de trouver un grand-père ou une grand-mère, ou un(e) voisin(e)!!! Sans compter qu'il risque de ne pas être simple de trouver une assistante maternelle pour le mois d'Août ! Sans compter non plus sur le surcoût occasionné.
Au-delà, nous avons longuement rencontré certains de ces parents qui font remarquer que le recours à une assistante maternelle suppose de procéder à des périodes d'adaptation, que certains des enfants sont en plein dans les périodes d'angoisses de séparation et que les confier au domicile d'une assistante maternelle, à une personne qui quelles que soit ses qualités ne permet pas à l'enfant de garder ses repères est, pour ces petits, très déstabilisant.
Ces familles sont donc très attachées à un accueil collectif d'une part (et elles font valoir que ce choix était guidé par des considérations auxquelles elles sont très attachées), et permettant le maintien des repères d'autre part (en particulier pour les plus petits)
Nous regrettons donc cette fermeture imprévue, contraire au règlement intérieur, non concertée et espérons qu'une telle situation ne se reproduira pas les années à venir. Mais en l'état actuel des choses, l'urgence est à l'écoute des parents pour définir avec eux des solutions satisfaisantes pour remédier à cette regrettable situation. Loin de toute opposition stérile, il s'agit pour nous de nous assurer du respect des droits des usagers, du bien être des enfants, et de contribuer s'il est besoin au dégagement de solutions.
Au cours de ces échanges, plusieurs solutions se sont dessinées (preuve s'il en est de la pertinence d'une véritable concertation) :
- Accueil dans les locaux d'une autre structure (crèche familiale par exemple) par le personnel de la crèche collective afin de garantir les repères minimums en termes de «têtes connues» à ces enfants (ce qui permettrait en outre d'offrir à ces agents de retrouver une certaine souplesse quant à la période de leurs congés d'été dont elles se sont trouvées privées cette année.
- Accueil au Centre de loisir, pour les plus grands (2 1/2ans – 3 ans) : le Règlement intérieur prévoit que les enfants, pour être accueillis à Anaïs et Thibault, soient scolarisés, mais une décision en ce sens du Conseil Municipal pourrait facilement remédier à cet obstacle. Là encore, la présence d'un membre du personnel de la crèche collective garantirait les repères nécessaires aux enfants concernés.
Pouvez vous nous informer des solutions proposées à ce jour aux parents (en dehors des pseudos solutions jusqu'alors avancées) ?
Serait-il possible de vous engager dans les solutions que nous vous avançons et qui correspondraient aux exigences légitimes des parents concernés ?
Pour le Groupe l'Alternative pour Fleury (PS, Verts et apparentés), Carole Canette.