Parce que nos positions sont à l’envi caricaturées, il n’est pas vain de faire le point sur cette question.
Serions-nous des dangereux rétrogrades qui refuseraient aux Fleuryssoises et Flauryssois le droit de bénéficier des dernières technologies ? D’affreux populistes qui se gargariseraient de dangers fantasmés, prêts à n’importe quelle polémique pour contredire la majorité . C’est bien ce qui est suggéré dans le dernier Magazine Municipal. Alors qu’en est-il ?
Ces risques seraient-ils imaginaires ?
Si oui, alors nous ne sommes pas les seuls à les imaginer. Outre les associations très sérieuses telles que la Priartem, la Crirem, de nombreux rapports font état des risques potentiels pour la santé des ondes électro-magnétiques émises pas ces équipements, et d’autres tout aussi sérieux (bio Initiative Report par exemple ) viennent confirmer ces doutes. D’ailleurs la jurisprudence récente a condamné des sociétés de téléphonie à démonter les antennes et à verser des dommages-intérêts aux riverains pour « risques potentiels sur la santé »…Trois mille euros par famille, rien que ça !
Alors si les conseillers municipaux de l’Alternative pour Fleury se complaisent à agiter des risques inexistants, c’est que la justice fait de même.
Refusons nous aux Fleuryssois et Fleuryssoises le droit de bénéficier des technologies actuelles ? Là encore la caricature va bon train. Il n’est pas question pour nous de nous opposer purement et simplement à toute implantation d’antennes-relais. Nous demandons simplement que les seuils préconisés par les associations et une part non négligeable de la communauté scientifique, en matière d’exposition à ces champs électro-magnétiques soient respectés : O,6Volts par mètre.
On peut se réfugier derrière les seuils légaux, en disant qu’ils sont respectés. Cela est vrai (encore heureux !) mais c’est aller un peu vite en besogne, tout le monde s’accordant à dire (y compris, encore tout récemment les instances européennes) qu’elles sont obsolètes au regard des connaissances actuelles. Ce n’est que la puissance des lobbies qui explique le retard pris à les modifier, tant les querelles et résistances suscitées quant aux nouveaux seuils à imposer sont fortes.
Respecter les seuils légaux ne suffit donc pas à protéger la santé des habitants environnants. Peut-on techniquement concilier nouvelles technologies et respect de la norme préconisée de 0,6V/m ? La réponse est oui. . D’ailleurs le gouvernement propose depuis ce mois de juin 2009, aux communes volontaires d’expérimenter des nouveaux seuils d’exposition. Si nous somme irresponsables, alors nous ne sommes pas les seuls !
Sommes nous d’affreux polémistes, qui sauteraient sur la moindre occasion pour créer le débat ?
D’ailleurs le débat est-il en soi mauvais ? C’est ce que semble penser la majorité, qui botte en touche sur ce dossier au lieu d’informer la population (devons nous rappeler que le projet d’antenne relais dans le quartier Saint Just Hartière n’a été découvert que « par hasard » par les habitants du quartier qui ont du grimper sur un poteau pour parvenir à lire le panneau qui indiquait les travaux qui avaient été déclarés en Mairie), de débattre avec elle, de collecter les données factuelles et scientifiques, de commander des mesures des niveaux d’exposition à ces ondes sur l’ensemble de la commune afin que chacun puisse se faire une idée de la chose. Il a fallu qu’une association se constitue et initie une réunion publique (qui a connu un vif succès, preuve de l’intérêt de nos concitoyens pour cette question), faisant déplacer des spécialistes pour que les Fleuryssois soient invités à débattre. Nous pensons quant à nous que ce débat doit avoir lieu, à grande échelle.
Sommes nous à ce point polémistes quant nous avançons des propositions constructives et réalistes : réunir les opérateurs, engager le dialogue, en avançant une volonté politique forte fondée sur le principe de précaution afin qu’une Charte soit signée entre la Commune et les opérateurs dans laquelle ils s’engagent à respecter les seuils préconisés par les associations et la majeure partie des spécialistes ? Est-ce vraiment une opposition si malveillante ?
Quant à la proposition qui nous a été faite par le Maire de déposer nos téléphones portables à la sortie du Conseil Municipal, puisque nous sommes opposés à la téléphonie mobile ? Ce n’est pas de la polémique pour la polémique ? Non, c’est une grosse blague digne de Bouvard et Pécuchet.
Le Groupe d’opposition Municipale « L’Alternative pour Fleury »
Bernard Martin, Isabelle Lemaire Brigitte Chancel, Carole Canette, Michel Breffy.
Juin 2009