Editorial :
Le budget 2010 est marqué par des aspects positifs et des aspects négatifs.

Permettez-moi de mettre en avant certains points positifs : Je me permets de souligner la qualité et la courtoisie de nos échanges Je souligne également l’ambition départementale en matière de très haut débit. Ce dossier est un dossier majeur pour notre territoire. Enfin je souhaite vous faire part de notre satisfaction quant à la poursuite de l’équipement de notre département et de ses communes. Et d’une manière générale la qualité des interventions des agents de notre collectivité.

Nous avons également fait part de nos inquiétudes sur certains sujets, je voulais en souligner quelques uns :

L’accompagnement des personnes en difficulté et notamment par l’insertion professionnelle reste insuffisant. Nous avons déjà, à de nombreuses reprises, souligné combien le nombre de personnes accompagnées par réfèrent professionnel restait trop important. Les chiffres qui nous sont proposés pour le financement du RSA sont, on le sait d’ores et déjà, sous évalués. Et on ne sait toujours rien du RSA jeune annoncé par le gouvernement.

Nous ne comprenons pas l’hypothèse de l’arrêt du projet de la ZAC départementale des Portes du Loiret Sud. Notre département a beaucoup travaillé, beaucoup investi depuis plusieurs années sur ce dossier. Nous ne comprenons pas les raisons pour lesquelles la ville de Saran, malgré la qualité de ses élus et de ses agents, ferait plus vite, moins cher et mieux que le Conseil Général.

Je souhaite souligner que l’effort doit être supporté par tous même si l’équipe évolue au plus haut niveau. L’équité doit être notre règle de conduite. L’augmentation de la taxe sur l’électricité nous semble injuste car elle touche d’abord les familles aux revenus modeste pour lesquelles l’énergie représente une part importante des dépenses obligatoires.

Enfin, ce budget 2010 va être marqué par la réforme territoriale et la réforme financière. Cette réforme est injuste, mal définie et dangereuse pour le dynamisme de notre pays. La décentralisation a été une chance. Elle a permis de dynamiser nos territoires, qui abandonnés par l’Etat, ne vivent et ne prospèrent que grâce aux forces locales, du monde économique, du mouvement associatif, des habitants et enfin de nos collectivités. Ces lois de décentralisation ne vont pas dans le bon sens. La réforme financière va aboutir à un transfert massif de la fiscalité sur les ménages, à un recul des libertés locales – et permettez-moi de citer Monsieur Raffarin : « quand l’Etat remplace une responsabilité fiscale par des dotations, il met les collectivités sous tutelle et la décentralisation recule ». Cette réforme va progressivement provoquer l’étouffement financier des collectivités. Si les plus hautes autorités de l’Etat souhaitent la fin des communes et des départements, qu’elles le disent clairement, comme Monsieur Balladur que je cite: « l’objectif dans la durée c’est l’évaporation des communes et des départements ».

La compensation des transferts de charges annoncée par l’Etat est malheureusement très hypothétique (cf. le RMI) et est susceptible d’entraver le financement de nos projets futurs.

Ce budget est marqué par le désengagement de l’Etat. Les dotations progressent de 0,6 % soit moitié moins que l’inflation. Pour toutes ces raisons nous ne voterons pas ce projet de budget pour l’année 2010.

Les subventions aux associations sportives ont fait l’objet d’une intervention précise de Jacques Girault et je n’y reviendrai pas.

David Thiberge

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Dans ce numéro :

  • Le budget 2010 du Conseil Général
  • A propos du collège Jean Pelletier
  • Une réforme injuste, revancharde et inopportune
  • CPEF du Loiret
  • Faut-il adapter la solidarité aux moyens en place ou faut-il adapter les moyens aux besoins de la solidarité ?
  • Coopération décentralisée: Roumanie
  • Objectif climat
  • La politique de solidarité
  • Subventions aux associations sportives