Petite polémique à Fleury-les-Aubrais, lancée non par l’opposition Municipale mais par la presse régionale saisie par l’Association « Droit à Mourir dans la Dignité » fort surprise de la réponse qui lui fut faite par le Cabinet du Maire alors qu’elle souhaitait venir distribuer des tracts et faire signer une pétition sur le Marché dominical de notre bonne ville.

Elle reçut en effet un mail que le Président de l’Association Jean-Luc Roméro, que l’on ne peut soupçonner d’accointance politique avec nous puisqu’il est par ailleurs élu UMP au Conseil Régional d’Ile de France qualifie lui même d’un « rare sectarisme » :

« …Si Monsieur le Maire reconnaît volontiers à chacun le droit de choisir sa propre fin de vie, il reste farouchement contre l'euthanasie ( aide active à mourir ) et pense que le combat devrait plutôt porter sur l'augmentation des moyens alloués aux unités de soins palliatifs. Aussi, Monsieur le Maire ne souhaite pas accéder à votre demande et ne vous donne pas l'autorisation de proposer une pétition envisageant la légalisation de l'euthanasie sur le marché de Fleury les Aubrais. »

La réaction de cette association ne se fit point attendre. Coup de fil à la presse régionale qui se fait l’écho de ce refus et de l’indignation soulevée par ce refus. Quel affront fait à l’édile de notre ville, qui reprocha aussitôt à la Présidente de l’association ADMD Loiret d’avoir informé la Presse plutôt que de le contacter directement si elle avait une divergence d’opinion avec lui…Ben oui, c’est vrai ça, quand on a une divergence d’opinion, on peut en discuter ! Mais au fait, pourquoi Monsieur le Maire n’a pas lui même pris son téléphone pour discuter de la chose lorsque la demande de venir militer sur le marché est arrivée sur son bureau?

Parce qu’il dispose, lui de pouvoirs de police. Sauf que ce pouvoir de police ne lui permet en principe d’intervenir que pour assurer le « bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques » … qui n’étaient nullement en cause.

Vu l’ampleur de la polémique, Pierre Bauchet qualifie alors les faits de « maladresse dans la forme ». Ce serait donc une simple erreur de formulation. Nulle propension à tenter d’éviter que se répandent des idées contraires aux siennes sur ses terres. D’ailleurs comment pourrait-on seulement s’imaginer cela alors qu’il est toujours i prompt à entendre la contradiction. Il va même jusqu’à proposer aux militants de cette association le prêt d’une salle pour y tenir un débat (belle générosité, lors d’un récent Conseil Municipal, nous avons voté à l’unanimité la mise à disposition de salles à des associations qui en feraient la demande !), qui mérite d’être soulevé dans « d’autres conditions qu’entre l’achat d’une botte de poireau et d’un bracelet pour la belle-mère ». Donc après lui refuser le droit de venir sur le marché, il vient lui donner des leçons sur la manière dont cette association devrait communiquer et conduire sa réflexion…C’est dire s’il n’entend pas se mêler de l’action des associations.

Même neutralité sans doute que celle dont il fait preuve à l’égard des acteurs politiques de la vie locale qui ne portent pas les mêmes idées que lui puisque (mais faut-il y voir un lien ?), les candidats de notre liste s’étaient vus pendant la campagne des municipales sortir manu « quasi-militari » du marché, à l’intérieur duquel nous avions osé pénétrer de quelques dizaines de centimètres.
On pouvait donc tendre notre programme à nos concitoyens aux abords, mais pas dans le marché Assise juridique de cette requête : le règlement du marché de Fleury les Aubrais. Copie conforme de l’article 12 du règlement type des marchés de France cet article dispose que « Il est interdit de distribuer ou vendre à l’intérieur des marchés, des journaux écrits ou imprimés quelconques. Toutefois est autorisée la vente de revues ou illustrés périmés, vendus à la poignée. ».

Il ne s’agissait donc que d’appliquer une clause type, en vigueur sur tous les marchés de France.
Il est bien connu, en effet, que nulle distribution de tract ne se fait sur aucun marché de France. D’ailleurs on ne voit d’images de candidats distribuant ces tracts, sur les marchés eux-mêmes sur aucun écran de télévision durant les campagnes électorales de notre jolie France. Non, non, non ! si vous en avez vu, ce devait être ailleurs, loin. En France, le marché n’a jamais été la place publique, si vivante où peuvent s’échanger les idées citoyennes !

Alors si quelqu’un voyait dans ces faits sans lien entre eux un quelconque lien permettant de penser que Pierre Bauchet a un peu de mal à accepter que des idées contraires aux siennes se répandent dans les rues de sa commune, il serait bien mal intentionné !