Vincent Peillon 1Un soleil doux inonde la salle de l’Espace George Sand avec une tendresse éblouie. Quelques pages d’Europe vont être feuilletées ensemble. La foule arrive dans une salle où 70 chaises ont été installées. Des affiches sur le mur : « Contre la crise il est urgent d’agir ». Des personnalités locales honorent le débat de leur présence : le sénateur Jean-Pierre Sueur, les conseillers généraux Michel Brard et Michel Breffy, la conseillère municipale de Fleury Carole Canette, la conseillère municipale et candidate aux européennes Cécile Jonathan, la suppléante d’Henri Weber, Nathalie Willano, la déléguée fédérale aux affaires européennes Tatiana Blanc, le premier secrétaire fédéral du Loiret Olivier Frézot, le maire de Chécy Jean-Vincent Valliès et le président de l’UDSR Loiret...

Jean-Vincent Valliès nous souhaite la bienvenue dans sa commune.

Nous avons besoin d’Europe mais les élections européennes sont boudées par les électeurs.

Olivier Frézot affirme que les élections européennes s’annoncent vitales pour tout le monde, notamment à cause de la crise économique et financière. Le monde a changé : sur le plan du développement durable, la droite a du retard et sur le plan européen, elle est inerte. Olivier présente brièvement le Manifesto des socialistes. Changer l’Europe : créer un monde multipolaire avec des liens entre les États-Unis démocrates (Obama) et une Europe démocrate. Vincent incarne le réformisme et l’éthique : il faut dire la vérité. Nous sommes heureux de recevoir Vincent.

Cécile est là et très présente en début de soirée. Henri Weber est ce soir à Chateauroux. Cécile nous transmet son ressenti avec les militants et les citoyens. Elle insiste sur deux points. Il y a beaucoup d’inquiétude sur les services publics (appelés en Europe service d’intérêt général) : la droite ne dit rien sur l’ex-directive Bolkenstein car elle nous réserve de mauvais coups ; associations et secteur médico-social sont malmenés par la droite. Deuxième point : la jeunesse et la mobilité des jeunes dans l’Europe. Le CFA à Tours est le seul en France à favoriser la mobilité des jeunes, nous attendons l’annonce de Martin Hirsh sur ce sujet, le budget alloué au dispositif Erasmus est si faible que c’est une coquille vide. Cécile nous dit qu’elle reviendra dans le Loiret à Saint-Jean-de-la-Ruelle, il y a un meeting avec Martine Aubry et Martin Schulz à Clermont-Ferrand, il y a un meeting le 3 juin à Orléans. Il y aura aussi un débat dans l’est du Loiret. Cécile embarquera dans la caravane du MJS dans les régions de la circonscription. Pour finir Cécile nous annonce l’ouverture prochaine (prévue lundi matin) d’une permanence à Tours sur les élections européennes.

Vincent Peillon 2Vincent nous remercie pour notre présence nombreuse (la salle est pleine) et de notre accueil. Il nous dit qu’il est préoccupé par l’Europe et l’incompréhension que l’Europe suscite encore aujourd’hui. Il exprime son attachement à la construction européenne. L’Europe est capable de faire des choses considérables et capable de mobiliser les jeunes. Vincent nous invite à revisiter l’histoire : les guerres, la chute du mur de Berlin, la fin des totalitarismes sur le territoire européen. L’Europe est un horizon. La France n’est pas capable de reconnaître notre besoin d’Europe. L’union est essentielle. Nous avons un besoin absolu d’Europe. L’Europe ne se donne pas les moyens de fonctionner : budget trop faible et peu d’harmonisation. L’Europe est la seule chose capable de répondre à nos défis d’aujourd’hui. On ne peut y arriver tout seul.

Question et débat sur le protectionnisme. Nous devons combattre à l’intérieur et imposer nos idées et nos exigences à l’extérieur de l’Europe, par exemple nos normes environnementales. Il faut construire cette régulation pour l’économiemonde : l’Europe doit être le fer de lance de cette régulation. Vincent dénonce l’attaque du gouvernement français contre les services publics alors qu’elle prétend les défendre pendant les élections. 2007-2013 : 1 point du PIB. Bruno Le Maire, en prônant la puissance publique et l’Europe-puissance fait la politique du coucou. Nous avons besoin d’une régulation fiscale et sociale par le haut. La droite ne veut pas de campagne pour les élections européennes, la droite n’aime pas l’Europe. Quelle Europe voulons-nous à gauche ? Il faut que la gauche relève la tête. Les médias ne vont pas faire la campagne des progressistes. Toutes les réformes de progrès viennent de la gauche. Nous assistons à la destruction des acquis de la France et à une régression depuis 2002. La droite se sert aujourd’hui du duo Ségolène- Martine pour diviser la gauche. Vincent dénonce et déconstruit les mensonges et contrevérités de la droite que les médias relaient inlassablement. Par exemple Caterpillar et le fond d’ajustement pour les entreprises en difficulté. Le vote socialiste peut infliger une sanction à Barroso. Vincent nous rappelle que dans cette élection, il n’y a en réalité qu’un tour avec un mode de scrutin particulier. Nous devons dire la vérité. Nous avons besoin d’Europe et d’une autre Europe. Il faut lui donner une hauteur historique et être fiers de nos valeurs.

Questions/débat :

  • peuple de gauche
  • couac des listes et problème de légitimité au PS
  • social-démocratie : même Angela Merkel nationalise
  • entrée de la Turquie dans l’UE : posture inappropriée de l’UE aujourd’hui ; il s’agit de fixer des critères plutôt que de refuser la Turquie sans dialogue et définitivement
  • préciser notre projet industriel et faire voter notre projet par les personnes licenciées dans les entreprises : nivèlement des normes par le haut et investissement
  • informer les militants et les responsables politiques des actions menées par les eurodéputés socialistes au Parlement (Vincent a témoigné de la difficulté d’être eurodéputé : siéger à Strasbourg, à Solférino, être présent dans les médias)
  • dépasser les discordances

Vincent, tu as montré que la vérité était un chemin difficile mais le seul possible pour une politique de progrès. Tu as parlé avec ton coeur car le Manifesto des socialistes est au coeur de l’Europe.

J’ai aimé le discours vibrant et les arguments de notre camarade Vincent mais dans les questions/débats, j’aurais voulu qu’on parle moins du PS et davantage de sujet comme la politique linguistique en Europe, la jeunesse, les femmes et la santé.

Par Sylvie Tranchant-Rousseau

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